LA VOIE CONQUES - TOULOUSE

TEMOIGNAGES

Nous avions dĂ©cidĂ© de dĂ©couvrir cette voie, et nous n’avons pas Ă©tĂ© déçus. Malheureusement, nous avons arrĂŞtĂ© Ă  Cordes, suite Ă  la canicule de juin.
Nous sommes partis de Figeac (pour raison de commoditĂ©s d’accès), avons pris le GR 65 « à l’envers » jusqu’Ă  Decazeville. Sur les conseils de la charmante hĂ´tesse de l’Office de Toirisme, nous avons rejoint CRANSAC-LES-THERMES en bus.
A noter, la qualitĂ© d’accueil des diffĂ©rentes Office de Tourisme que nous remercions.
Nos remarques :

    • Très beau chemin Ă  dĂ©couvrir, ombragĂ© (jusqu’Ă  Cordes, Après? on ne sait pas…), peu de bitume. Très belle dĂ©couverte des diffĂ©rents villages Ă©tapes.
    • Très beau patrimoine.
    • Les hĂ©bergements : Très bon accueil dans tous nos hĂ©bergements (rĂ©servĂ©s grâce Ă  votre site). Les hĂ©bergeurs sont tout Ă  fait disposĂ©s Ă  accueillir davantage de pèlerins. (aucune rencontre pèlerine entre Cransac et Cordes).
    • Balisage : Parfait (de Cransac Ă  Cordes). Juste un bĂ©mol pour l’absence de balisage pour prendre Ă  droite après le pont St Sauveur (dĂ©jĂ  signalĂ© dans les tĂ©moignages) et après avoir donc tournĂ© Ă  droite, pas facile de se repĂ©rer en montant dans le bois. Nous avions, par sĂ©curitĂ©, tĂ©lĂ©chargĂ© l’itinĂ©raire qui nous a servi juste pour nous assurer quelques fois que notre chemin Ă©tait le bon. L’Office de Tourisme de Decazzeville nous avait fourni un « Pas Ă  pas » jusqu’Ă  Cordes. L’entretien des chemins mĂ©riterait parfois une « rĂ©vision ». Parfois envahis de grandes herbes, orties…
      Heureusement nous étions au sec ! Après GALGAN, le chemin est même impraticable, nous avons marché dans le champ à côté !
    • Conclusion : un très beau chemin Ă  faire dĂ©couvrir, les guides en prĂ©paration devraient aider !
      Bon courage pour la suite de la promotion.
      Merci pour votre site .

Marie-Claude et Michel (Sarthe)

Quelques remarques sur ce beau parcours que vous aimez faire vivre. Soyez en remerciés ainsi que tous les membres de votre association. Grâce à vous, j’y ai pris beaucoup de plaisir et je lui souhaite vraiment tout le succès qu’il mérite.

Hébergements

J’ai partout été bien reçu, parfois même très bien.
J’ai regretté cependant l’absence de gîtes communaux ou associatifs ce qui fait que le budget s’en ressent, la demi-pension étant même parfois la condition de l’hébergement.
J’ai été hébergé à Cordes chez une personne qui met sa caravane à disposition des pèlerins. Il élève des chevaux et son lieu s’appelle : les p’tits sabots cordais.

Balisage

Balisage J’ai eu pas mal de difficultés parfois sur certains tronçons ce qui fait que sans GPS, l’itinéraire serait assez aléatoire. Mes hébergeurs à Montastruc m’ont dit que c’était la première année que tous leurs hébergés, sans exception, se sont plaint de problèmes de balisage. Un certain « sabotage » serait même évoqué. Pour ma part j’ai, à 2 reprises descotché des pubs collées par-dessus des balises de GR. Quelques endroits qui m’ont paru problématiques :

  • La descente vers Firmi Ă  partir de la sortie du bois
  • De Villefranche Ă  Najac, les marques des balises estompĂ©es nĂ©cessiteraient un petit coup de rafraĂ®chissement de peinture. – Au dĂ©part de Najac, en suivant l’Aveyron après le pont (au lieu dit La Bosse je crois) il faut tourner Ă  droite mais sans ĂŞtre prĂ©venu Ă  l’avance on loupe facilement et en continuant tout droit on arrive Ă  une chaĂ®ne barrant le chemin et indiquant propriĂ©tĂ© privĂ©e.
  • En se rapprochant de Cordes, en marchant entre deux champs, il est indiquĂ© qu’il faut tourner Ă  droite. On rejoint une route mais alors plus aucune indication…donc GPS.
  • En allant vers Gaillac, après le domaine vinicole de Broze le balisage devient alĂ©atoire surtout en arrivant Ă  un T (Ă  gauche la route est barrĂ©e en travaux) mais je n’ai pas vu de balise et j’ai fait le (mauvais) choix de prendre Ă  gauche.
  • En allant vers Gaillac, après le domaine vinicole de Broze le balisage devient alĂ©atoire surtout en arrivant Ă  un T (Ă  gauche la route est barrĂ©e en travaux) mais je n’ai pas vu de balise et j’ai fait le (mauvais) choix de prendre Ă  gauche.
  • A la sortie de Rabastens après ĂŞtre passĂ© devant le syndicat d’initiative-musĂ©e, je n’ai pas retrouvĂ© de balises sur les diffĂ©rents chemins partant du chemin de ronde. Une aimable passante m’a alors indiquĂ© que je retrouverai les balises Ă  Puycheval (?) ce qui Ă©tait vrai mais impossible Ă  trouver seul.

Voila quelques passages dont je me souviens. Peut-être est-ce parfois moi qui n’aie pas été assez attentif…
De toutes façons se perdre un peu fait intégralement partie du chemin et j’oublierai rapidement mes quelques erreurs pour ne garder que le meilleur de ce bel itinéraire que j’ai arrêté, comme la plupart de marcheurs m’a-t-on dit, à Montastruc.

Curiosités
  • A Toulouse, impossibilitĂ© d’accĂ©der au musĂ©e des Jacobins comme Ă  la Fondation Benberg Ă  cause d’un sac Ă  dos trop gros (et pas de consignes accessibles)…RatĂ©
  • Je crois n’avoir, sur tout le trajet, pas rencontrĂ© un seul banc. Etrange ! Et bien dommage pour les arrĂŞts casse-croĂ»te…
  • Avant d’arriver Ă  Cahuzac, un panneau indique : Cahusac, 3 km, 0,15 mn. Ca allait trop vite pour moi…

Bonne continuation et bravo Ă  vous.
Je sais ce que l’on doit à tous les bénévoles comme vous qui font (vivre) le chemin.
Avec toute mon amitié.
Jean-Paul Arveiller

Chemin faisant… De Saint-Hilaire de Ladon à Saint-Jacques-de-Compostelle

Le 16 juillet 2025, mon épouse et moi-même avons quitté CONQUES pour rejoindre GAILLAC le 23 du même mois.
Selon nos habitudes, nous avons voulu dĂ©couvrir un chemin de « pèlerinage » peu frĂ©quentĂ© de l’Aveyron. La preuve, lors de ces 8 Ă©tapes, nous n’avons rencontrĂ© aucun marcheur, en journĂ©e comme en soirĂ©e.
Après avoir acheté, le dernier TopoGuides de la FFR « Le chemin de Conques à Toulouse », édition 09/2012, à Réquista, car épuisé sur Internet, nous avons construit notre feuille de route et avons cherché les hébergements sur Internet.
Entre le 15 et le 24 juillet 2025, il a fait très chaud. Nous avons transpirĂ© Ă  grosses gouttes jusqu’Ă  mouiller notre caleçon. NĂ©anmoins, entre Conques et Cordes, nous avons souvent marchĂ© Ă  l’ombre des arbres.
Le chemin entre Conques et Gaillac est parfaitement balisĂ©, car nous n’avons, Ă  aucun moment, du consulter le TopoGuide.
Certains tronçons (2 Ă  3) du chemin n’Ă©taient pas fauchĂ©s (orties, ronces et arbres morts), mais nous n’avons eu aucune difficultĂ© par passer.

J’ai fait le chemin en partant de CONQUES vers Lisle sur Tarn du 10 au 17 juin 2025.

La beautĂ© du chemin est incontestable, les hĂ©bergements sont d’une grande qualitĂ© et toujours très accueillants.
Les points Ă  amĂ©liorer sont l’entretien du chemin souvent des herbes hautes et des orties, Le tracĂ© n’est pas toujours très clair notamment Ă  Villefranche de Rouergue et Cordes sur Ciel.
Un topo guide serait un gros plus.
Ce chemin est vraiment à découvrir, peu fréquenté on est loin de la folie du GR65, on y gagne en authenticité
Merci aux offices de tourisme pour leur aide et conseils.

Nous avons fait le chemin de Conques vers Gaillac.Le chemin est très beau, nous conseillons cette variante.
Au dĂ©part de Najac, nous avons galĂ©rĂ©, il faut prendre la Rive droite du pont et n’avons pas su voir la marque du GR. Nous avons uniquement vu la croix.
Au départ de cordes sur ciel, il y avait le marché, une borne tombée avec le GR marqué, donc impossible de nous diriger correctement.
Nous avons suivi des conseils et rĂ©ussi Ă  suivre un chemin qui nous a fait une boucle de 30 kms jusqu’Ă  Gaillac au lieu de 32,6.
Sinon, tout le reste très très bien.
Aussi ces alĂ©as amènent Ă  faire de belles rencontres….

J’ai marchĂ© sur le chemin Conques-Toulouse en juin 2024.

Ce chemin est très beau et permet la visite de nombreux villages et lieux historiquement chargĂ©s. très variĂ©, il nous fait traverser des paysages très variĂ©s en termes de cultures, d’essences d’arbres, de vĂ©gĂ©tation. Très solitaire aussi, en tout cas, sur la pĂ©riode oĂą j’ai cheminĂ©. J’avais prĂ©vu les hĂ©bergements Ă  l’avance car il y en a peu. je me suis retrouvĂ©e dans des gites d’Ă©tape seule, et durant la journĂ©e, rares Ă©taient les rencontres. j’aime marcher seule, mais lĂ , c’Ă©tait beaucoup ! ce chemin demande Ă  ĂŞtre connu et que la publicitĂ© soit faite sur cette belle rĂ©gion. comme le printemps a Ă©tĂ© très pluvieux, et comme personne ou presque ne randonne, certains tronçons Ă©taient peu visibles, envahis de vĂ©gĂ©tations (orties entre autres). c’Ă©tait un peu l’aventure. Il demande Ă  ĂŞtre attentif au marquage, et vigilant sur les GR Ă  emprunter. ce serait bien que le marquage rouge et blanc indique le numĂ©ro du GR ! (Emoji ) Les hĂ©bergements chez l’habitant Ă©taient top, avec de belles rencontres humaines.

J’ai effectuĂ© 4 jours sur le chemin de Aubin Ă  Najac en passant par Peyrusse-le-Roc, Villeneuve et Villefranche-de-Rouergue. C’Ă©tait une première pour moi.
Je n’ai pas eu de difficultĂ© Ă  trouver les logements que j’ai rĂ©servĂ© Ă  l’avance.
Je n’ai croisĂ© aucun pèlerin, ce qui est probablement un point faible de ce tronçon du chemin moins connu mais cela m’a permis de me retrouver seule, et j’ai aimĂ© ça.
Cela m’a permis de trouver les ressources en moi quand ça a Ă©tĂ© difficile.
Les points forts sont les paysages magnifiques et le peu de passages sur route.
Par contre, entre Aubin et Peyrusse-le-Roc, le GR est bloquĂ© au moins Ă  3 reprises par des arbres tombĂ©s, sĂ»rement Ă  cause d’une tempĂŞte. Un passage a Ă©tĂ© vraiment difficile Ă  franchir car l’arbre Ă©tait gros et se trouvait sur un versant assez abrupt.

Sur le chemin de Conques Ă  Toulouse (plus exactement, dĂ©part de Naucelle, 15 km avant Conques) pendant 12 jours, j’ai eu la chance d’avoir un bel Ă©change le vendredi 25 avril avec la personne qui Ă©tait Ă  l’accueil de l’Office de Tourisme de Villefranche.
Je rĂ©ponds bien volontiers Ă  sa demande de tĂ©moignage, sauf peut-ĂŞtre Ă  propos de la rubrique « Que vous a apportĂ© le chemin » : ça m’appartient !!! J’espère qu’il vous sera utile ….

POINTS FORTS :
le chemin est très, très bien balisĂ©, au moins jusqu’Ă  Gaillac (= 9 premiers jours) oĂą, j’y ai pris le train jusquĂ  Lisle sur Tarn (13 km après). LĂ , balisage peu clair jusqu’Ă  Rabastens (j’ai du coup pris des petites routes), puis OK jusqu’Ă  Montastruc.
les villages traversĂ©s sont exceptionnels et c’est un rĂ©el plaisir de terminer son Ă©tape avec un tel patrimoine Ă  dĂ©couvrir. Et en plus, ça fait vraiment du bien quand on a marchĂ© toute la journĂ©e dans l’isolement de retrouver de la vie !!! Sans compter la beautĂ© des paysages. Le nouveau nom de Toscane occitane attribuĂ© au Tarn n’est pas un vain mot !!! Un rĂ©gal ….
L’accueil dans certaines chambres d’hĂ´tes a Ă©tĂ© d’une grande qualitĂ©, y compris par la disponibilitĂ© des hĂ´tes, la qualitĂ© des Ă©changes ; partie sans topo (il n’existe plus !!!), j’ai beaucoup, beaucoup apprĂ©ciĂ© de rĂ©cupĂ©rer Ă  Villefranche, Ă  l’Office de Tourisme, 2 feuillets prĂ©sentant, comme un topo, l’Ă©tape du lendemain. MĂŞme chose Ă  Najac jusqu’Ă  LaguĂ©pie.
Ă€ LaguĂ©pie, la jeune femme Ă  l’Office m’a bricolĂ© quelque chose et ensuite Ă  Cordes, j’ai achetĂ© pour 50 centimes, 2 pages plastifiĂ©es « RANDO TARN » prĂ©sentant les Ă©tapes (succintement, certes, mais ça permet de visualiser oĂą on va !!!) entre Cordes et Saint-Sulpice … PrĂ©cieux, surtout quand on n’a rien !!!

POINTS FAIBLES :
Ce n’est pas un chemin « facile », il n’est pas destinĂ© Ă  quelqu’un qui n’a jamais cheminĂ©, Ă  cause de l’isolement = pas rencontrĂ© un seul pĂ©lerin en 12 jours de marche,seulement 2 randonneurs du dimanche et une cueilleuse d’asperges !!!
DifficultĂ© pour trouver des hĂ©bergements (recours Ă  AirBnB), + ne pas s’attendre Ă  des hĂ©bergements « pĂ©lerins » = très peu d’hĂ©bergeurs.
Quelques-uns très chaleureux savent rĂ©ellement ce qu’est ce chemin… D’autres « accueillent » plus des touristes, sans mĂŞme imaginer qu’un Ă©tendoir peut ĂŞtre prĂ©cieux quand on doit laver ses chaussettes tous les jours !!!
Surprise de taille Ă  Montastruc oĂą une pancarte indique que le chemin est PROVISOIREMENT dĂ©tournĂ©, la dernière Ă©tape passant de 28 km … Ă  55 km, sans hĂ©bergement possible !!!
Il reste pourtant praticable jusqu’Ă  Gramont, Ă  l’entrĂ©e de Toulouse, sans traces mais avec carte IGN et GPS et n’est pas si dĂ©sagrĂ©able que certains veulent le dire. Heureusement, je ne me suis pas laissĂ©e impressionner …

 

Avec ma femme nous sommes des habitués des chemins de Compostelle.

En septembre 2022 nous avons découvert cette voie qui relie Conques à Toulouse. Contrairement aux grandes voies françaises et espagnoles, nous n’avons quasiment pas rencontré de pèlerins. Pourtant cette voie est magnifique tant par la qualité du chemin, souvent à travers bois, par les accueils aux étapes, et surtout par son patrimoine exceptionnel. Pour les informations pratiques sur le tracé et les hébergements, nous nous sommes rapprochés de l’association compostelle-toulouse.com qui nous a fourni de précieux renseignements. Nous avons été plusieurs fois accueillis dans des structures jacquaires (gite ou famille) mais il reste encore des étapes insuffisamment équipées pour recevoir les pèlerins. Cette voie est un vrai chemin de Compostelle, et l’on perçoit tout le long du parcours l’histoire millénaire de cette voie de pèlerinage. On peut voir dans l’église de Villeneuve, copie du Saint-Sépulcre de Jérusalem, des fresques de Saint-Jacques et de la fameuse légende du pendu dépendu. Il reste à Villefranche de Rouergue l’église Saint-Jacques de l’ancien hôpital des pèlerins. A Rabastens, Notre Dame du Bourg est classée par l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. Et bien sûr Toulouse, qui était au moyen âge une étape essentielle sur le chemin vers Saint-Jacques avec ses monuments emblématiques, la basilique Saint Sernin et l’hôtel-Dieu Saint-Jacques, tout deux classés aussi par l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. Le tracé, dans sa première partie, de Conques à Cordes sur Ciel suit presque toujours des sentiers forestiers. Ensuite jusqu’à Toulouse, la trace emprunte principalement des petites routes secondaires, avec parfois des détours conséquents qu’on peut éviter en suivant les recommandations de l’association compostelle-toulouse.com. La richesse et la beauté de cette voie sont sans conteste les magnifiques sites que l’on traverse tout le long du parcours : le village de Peyrusse le Roc et son château, Villeneuve, petite bastide typique d’un charme fou, Villefranche de Rouergue, grosse bastide chargé d’histoire. Également l’abbaye de Monteil, la forteresse de Najac, le très beau village de Laguépie, et Cordes-sur-Ciel, la toute première bastide créée en 1222 par le Comte de Toulouse Raymond VII qui mérite à elle seule le voyage. On traverse la superbe cité de Gaillac et ses vignobles, les très belles bastides de Lisle-sur-Tarn, Rabastens et Saint Sulpice la Pointe. Cette énumération vous montre à quel point en 10 jours de marche vous découvrez tout un riche et très beau patrimoine. Pour conclure, ce chemin est une vraie voie jacquaire historique, elle offre une alternative à la voie du Puy très ou trop fréquentée, elle est particulièrement riche en paysage et sites d’exception et très agréable à parcourir.

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